Des gens en Paris

Poème primé par le jury de Flammes Vives,
lauréat de la flamme de bronze de la poésie 2010

Des gens de lettres en Paris
Gribouillent sur du papier
Des mots pour affronter l’oubli.
Plume assoiffée dans l’encrier
Trempe, s’imbibe de bleu.
Portées sur les perchoirs des feuilles,
Les lettres s’ennuient de nos yeux
Inondés d’un trop plein d’orgueil.
Des gens de robe en Paris

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Fleur d’oranger

Poème primé par le jury de Poésie en Liberté,
lauréat du 3° prix dans la catégorie Terminale/bac pro en 2007.

Une fleur d’oranger
Qui se dépose sur un muret,
Une fleur d’oranger
Qui a virevolté dans l’air frais
Etale doucement ses couleurs
Sur la pierre au reflet gris.
Si le ciel pleure,

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Murmures d’un coeur

Texte primé par le jury du concours de nouvelles de la bibliothèque d’Aubel,
lauréat du coup de coeur en 2006.

Nuage va, nuage vient. Goutte ruisselle, goutte stagne. Soleil poind, soleil disparaît. Source naît, source meurt. Et naquit la vie dans mon cœur, toute petite, je ne l’avais pas vue tout de suite. Il me fallut la chercher, retourner tout ce que mon cœur contenait. Et quand le plus profond de moi-même fut sens dessus dessous, enfin, je la découvris. Elle était dans une de mes centaines d’aspérités, tapie dans un minuscule coffret. Bien installée sur un édredon émeraude, elle me souriait. Moi, je la dévisageais. Elle me plaisait. Je la mis donc dans un grand coffre, ainsi elle aurait ses aises. Mais mon cœur n’était pas bien spacieux et il me fallut trier. J’ai pris les milliers de petits bouts de ma tendre enfance et les mis dans mon plus beau panier d’osier, aux confins de mon cœur. Et voilà que là dedans ils déménageaient, quittant mon pays pour toujours. Dès lors je découvris que je pouvais parler à mon cœur. Alors je lui demandai comment il se nommait. Je parlais tout bas, murmurant presque, mais il m’entendait quand même. Il s’appelait Benoît. Ces quelques mots résonnèrent à l’intérieur de moi.

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